Le chemin des Marais à Echarçon

Bande echarcon
20 kilomètres au départ du château d'Echarçon pour aller flirter avec l'Essonne et les marais. Grand beau temps pour cette très belle rando, dont seuls Alain et moi auront eu le plaisir de profiter.

La partie nord

20161215 165657 copierLa rivière Essonne qui a donné son nom au département est longue de 97km, prend sa source dans le plateau du Gâtinais et rejoint la Seine à Corbeil.
Le château d'Echarçon a été bâti au 19ème s. par la famille Darblay, dans le style du Petit Trianon de Versailles. Deux ailes à toit plat entourent la partie centrale, ornée de pilastres de style dorique. Le parc inclut un nymphée du 18ème s. (non vu).
Nous quittons Echarçon direction SO par le GR11c. Nous longeons d'abord le marais de l'Ile rouge, puis celui de Misery. Suit un passage très spectaculaire au cours duquel nous passons au travers de cinq étangs, sur un chemin Etangs echarconséparant l'étang à chat du petit étang et de l'étang fleuri. Avec un tout petit peu d'imagination, on pourrait se croire sur l'eau. Très beau passage en tous les cas, qui n'est pas sans nous avoir fait penser aux paysages de la Brenne.
Jusqu'au 19ème s., les habitants vivaient ici de l'agriculture sur des prairies régulièrement inondées et de l'exploitation des forêts. Une grande épaisseur de tourbe est née au cours des siècles de la décomposition des espèces végétales qui poussaient dans les marais. La tourbe fut exploitée jusqu'au milieu du 19ème siècle. Avec la fin de l'exploitation, les carrières se remplirent d'au, et donnérent naissance aux étangs que l'on voit aujourd'hui. Ces cinq étangs s'étendent sur une surface de 40 hectares. Une carpe de 28 kg y fut un jour pêchée.
Carpe

La partie sud

Après Le Bouchet, où un restaurant offre une table sympathique au bord de l'eau, retour par l'autre rive, avec cette fois l'eau à gauche. Après avoir traversé le bois des Gros, qui n'étaient pas nous, nous débouchons sur une prairie occupée par des vaches écossaises, qui ne se plaisent qu'en milieu humide, un bêlier et sa camarade, des chêvres aux drôles de cornes et ... un héron.
Nous atteignons ensuite le marais de Fontenay, qui s'étend sur 80 hectares. C'est là que nous déjeunons, dans l'observatoire de l'étang aux Moines, les yeux rivés sur l'étang occupé par un grand nombre d'oiseaux. Nous y sommes rejoints par un amateur éclairé, armé d'un appareil photo géant, auprès duquel celui de Jean-Louis fait figure de vulgaire polaroïd.

2016 12 15 14 45 47Toute cette matinée, nous avons marché en milieu aquatique, et avons vu pléthore d'oiseaux divers, et notamment un joli héron qui s'envola pas loin de nous.
Les belles choses ayant une fin, un peu de ville nous attendait ensuite, adoucie par la traversée du parc de Villeroy. Etabli sur 108 hectares, c'est un parc communal depuis que la commune l'a repris en 1972. Un château fort occupait les lieux au Moyen-Age, transformé à la Renaissance, et démantelé à la fin du 18ème s. pour utiliser les pierres pour la construction d'un canal. Le parc est caractérisé par des grandes allées droites, dont la très spectaculaire allée des séquoias, longue de 800 mètres, et où s'alignent 134 séquoias plantés en 1890 alors qu'ils avaient déjà 20 ans. Au bout de l'allée, le parc du château d'Echarçon.

La traversée de Mennessy ne présente guère d'intérêt, c'est une longue avenue qui mène à la gare. Nous retrouvons la campagne à Ormoy et son moulin.
Nous devions ici piquer vers l'ouest pour rejoindre Echarçon à travers bois et étangs. Mais le chemin était malencontreusement fermé pour des raisons de sécurité, nous obligeant a ajouter un kilomètre à notre marche sur une route montante et à forte circulation. Occasion en récompense de passer devant la jolie maison d'un sculpteur de gros animaux.
Nous retrouvons bois et eau pour les trois derniers kilomètres.
  

Le diaporama

 

Diaporama musical et légendé

Le parcours

Essonne

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