Romainville et l'étang des Noés

Bande romainville
Il est des jeudis où les RTT portent bien leur nom. Même si on peut s'interroger sur la pertinence du mot terrain quand l'eau domine. Car de l'eau, il y en eu partout. Sur nos têtes d'abord, car elle est souvent tombée du ciel, notamment en fin de matinée. Sur le sol surtout, les pluies passées et la fonte des neiges ayant fait complétement disparaître des longues portions des sentiers. Dans les chemins bordés de ronciers, la seule solution possible était de tenter, parfois avec succès, de passer sur le 10 cm de boue glissante sur le tout bord du chemin. Un exercice d'équilibrisme que nous avons à peu près réussi, au prix tout de même de la propreté de nos chaussures et pantalons, mais récompensés par un très joli presque grand écart de Pierre, à cheval sur une grande flaque!

Vers la forêt de Champ-Garnier

Alain, Pierre, Thierry et moi pour ce périple prévu de 22 km, annoncé dimanche sous le soleil. Maintenant on le sait, il n'y a pas plus menteur qu'un animateur des RTT !

Départ de Romainville, pas celui du neuf trois, mais d'un joli hameau dépendant de Magny-les-Hameaux, qui comme son nom l'indique, en compte plusieurs. Vers le sud, on atteint Beauregard, puis le village de St Lambert. A l'orée de la forêt, on rejoint la forêt domaniale de Champ-Garnier par un chemin qui n'existe pas, c'est à dire par un champ de blé. D'après Thierry, ça ferait du bien aux jeunes pousses, on aurait donc fait une oeuvre charitable !

Ferme de Champ-Garnier et étang des Noés

Quittant la forêt, le chemin nous mène à la ferme Champ-Garnier, où Horus profitera de l'inattention de son cher maître plongé dans la contemplation de sa carte au 25 millième, pour s'amuser à courser une poule beaucoup moins joueuse. Au final, une poule sans queue et pas mal déplumée, et une image des randonneurs pas bien grandie auprès des paysans pas bien contents. 

Pour nous punir, la pluie, mais pas un déluge tout de même, s'est accentuée pendant deux bonnes heures, jusqu'à l'étang des Noés que nous avons contourné en contemplant nos chaussures. Un salutaire abri nous a permis de déjeuner au sec.
Quasiment plus de pluie pour les sept kilomètres restants, qui se sont passés pour une bonne part dans la forêt domaniale de Port-Royal.

Vers Romainville

Jusque-là, nous avions eu de la boue, et encore de la boue. De la pluie aussi. Mais nous n'avions rien vu, jusqu'au moment où nous quittons la très confortable route forestière pour un sentier vers le carrefour du Manet. Là sur des centaines de mètres, des mares squattaient le chemin, sur toute sa largeur, avec impossibilité de les contourner puisque des ronciers s'étalaient de part et d'autre. Rude coup pour notre moyenne !  

Ce sont nos chaussures qui ont trinqué, les chaussettes aussi pour certains. Ca a mis à rude épreuve notre sens de l'équilibre, et aussi nos muscles zygmomatiques, chauffés juste avant par l'audacieux grand-écart de Pierre évoqué plus haut. 

Le reste du parcours se fera sans encombre, en grande partie le long d'un ru qui telle la grenouille de la fable se voulait plus gros que le torrent.

Le film d'Alain - "Survivor"

Alain a fait un fil très réaliste de notre périple sur le thème bien connu du "Survivor". Toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé ... n'est pas du tout fortuite.

Survivors

Le parcours

Rambouillet Chevreuse

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !