Au départ de Jouy-en-Josas

Qui eût cru qu'un RTT marcherait un samedi ? Parce que le temps était annoncé agréable, et il le fut, et qu'une petite marche de décrassage après les agapes de Noël ne pouvait qu'être bienvenue, Joël, Pierre, Michel, Jean-Marc, et aussi Dalton, Funny et Horus, ont défié le sens commun .

Jouy-en-Josas

On pense aujourd'hui à HEC quand on évoque Jouy-en-Josas. Il est vrai que le château de Jouy (à droite) est devenu le siège de la diretion de l'Ecole installée sur les hauteurs, où l'INRA, Thalès et d'autres ont installé des centres de recherche.
L'ancien château a été démoli pendant la révolution, puis reconstruit en 1800 par Armand Seguin, fournisseur aux armées. En 1841, il est acheté par le banquier James Mallet, époux de Laure Oberkampf, fille du célèbre manufacturier. Il reste dans la famille jusqu'en 1968, il est alors acquis par la Chambre de Commerce de Paris qui y installe HEC.


L'histoire de la commune est riche, et la toile de Jouy, aujourd'hui passée de mode, a longtemps fait la fortune de la ville.
La manufacture de Jouy a été créée en 1759 par l'entrepreneur allemand Oberkampf (1738-1815). Au sommet de sa gloire, elle emploiera 1200 personnes. Oberkampf devient maire de Jouy en 1790, alors que le déclin de l'entreprise s'amorce. Il s'accélèrera après la chute de l'empire en 1815, puis la mort d'Oberkampf. En 1843, c'est la faillite.

Il reste aujourd'hui le musée de la toile de Jouy, installé dans le château de l'Eglantine, édifié au XIXè siècle par le général Canrobert (1809-1895) , général et aide de camp de Napoléon III.

L'église Saint Martin de Jouy (à droite) a été recontruite au XVIème siècle, mais le clocher et l'arc triomphal sont du XIIIème siècle.

On peut voir aussi à Jouy le château Vilvert (qu'on aura aperçu de loin), construit par Cabrol de Mouté (1818-1883), époux d'une petite-fille du baron Oberkampf. Il est la propriété de l'INRA depuis 1946.

Pour cette randonnée de 17 kilomètres, nous partons de la gare de Jouy-en-Josas, en plein centre ville. Nous longeons un peu la Bièvre, et rencontrons déjà le célèbre baron visité en 1806 par Napoléon qui le décore de la Légion d'Honneur (photo de gauche). Nous montons ensuite vers le nord par le bois de l'Homme mort en laissant à notre droite le quartier de Metz (anciennement de Mé, comme on le voit encore parfois écrit), avec notamment la maison qu'a occupé Léon Blum (1872-1950) de 1945 à 1950,  pour arriver à la Cour Roland, lieu d'un château aujourd'hui disparu, et dont le domaine a été aménagé en ateliers d'artistes et base de loisirs.

 

Les Loges-en-Josas

 

En parfait randonneur, nous avons parcouru 6 kilomètres pour atteindre le charmant village des Loges-en-Josas, pourtant distant de seulement 2 kilomètres de sa voisine Jouy.
On aime la jolie place où trône l'église Saint-Eustache, construite en meulière en 1699 sur l'emplacement d'une chapelle du XIII ème siècle.

Le chemin continue vers le sud, en lisière de champs, et la boue se met alors à sévèrement coller à nos chaussures. Un peu avant le hameau de St Marc, une suite de trois étangs nous offre quelques murets pour un pique-nique confortable.

Les sept derniers kilomètres se feront à travers plaine d'abord, puis ville, avec le quartier du Val d'Albian à Saclay, puis Jouy-en-Josas.

Le repas des fauves

la plaine

rue Oberkampf à Jouy

chemin humide

 
 

PARCOURS

 

FILM

 
 

Au départ de jouy en josas

plaine de versailles

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