Au départ d'Hardricourt

Bande hardricourt
Michel, Jean-Louis, Alain et moi pour cette rando de 18 km au départ d'Hardricourt. Un temps froid et sec nous a accompagnés tout au long de ces 18 km, et même le soleil a parfois été de la fête. Qui s'est finie chez Claudine et Michel, autour d'une coupe de champagne et de ses accompagnements. Merci à eux.

Les deux châteaux d'Hardricourt

Il y a d'abord le château des Tourelles, construit au XIXème siècle, en plein coeur du village et tout proche de l'église. Il abritait la Mairie jusqu'en 2017, la ville ayant décidé alors de le vendre pour s'affranchir des frais exhorbitants qi'il occasionnait. Il aurait été vendu à un promoteur hôtelier pour en faire un hôtel-restaurant. Aucune trace de transformation dans ce sens n'est actuellement visible !

Un peu plus bas, le château d'Hardricourt doit sa notoriété à celui qui en a été propriétaire de 1970 à 2011, Jean-Bedel Bokassa (1921-1996), président de la République de Centrafrique de 1966 à 1976, et empereur sous le nom de Bokassa 1er de 1976 à 1979.
Formé dans les écoles militaires françaises, il participe au débarquement de Provence et à la bataille du Rhin, avant de combattre dans les guerres d'Indochine et d'Algérie. Il obtient la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur. Il prend le pouvoir de la Centrafrique en 1965 en renversant le président de la république, dont il est le chef d'état-major, et le cousin. Dénommé "le soudard" par le général de Gaulle, ses sept premières années de pouvoir sont populaires, malgré la violence du régime qui pratique torture et exécutions sommaires. La France le défend, uranium oblige, malgré la dérive autoritaire du régime. Il se déclare président à vie en 1972, maréchal en 1974, et empereur le 4 décembre 1977, soit deux jours après Napoléon dont il singe la cérémonie de couronnement. Quelques mois avant, il s'est convertit à l'islam pour plaire aux dollars de Khadafi (1942-2011). 

le château aujourd'hui

au début du XXème siècle

du temps des Bokassa

S'il espérait que son couronnement consolide sa gloire, le ridicule de la cérémonie fit du nouvel empereur la risée du monde. Quand un peu plus tard, il demande au président français Giscard d'Estaing la bombe atomique, ce dernier le lâche. Alors qu'il est en Libye chez son nouvel ami, les français occupent Bangui, et la république est restaurée. Bokassa part en exil, notamment en France à Hardricourt. Il retourne en Centrafrique en 1986, où il sera arrêté, jugé, condamné puis amnistié. Il meurt en 1996 d'un arrêt cardiaque.

Il laisse17 femmes, et plein plein d'enfants, 54 semble-t-il, dont 36 ont été identifiés après sa mort.

Le château de Mézy

Juste à côté d'Hardricourt, la villa Poiret, dite aussi château de Mézy, ou "Le Gibet" a été bâtie entre 1921 et 1923, un peu avant la villa Savoye, pour le couturier Paul Poiret (ci-contre). Mais ce dernier n'habita guère que dans la maison du gardien, sa maison de couture ayant fait faillite avant l'achèvement des travaux.
L'actrice Elvire Popesco (à droite) l'acquit en 1930, et l'habita jusqu'à sa mort en 1985. Elle acheva la construction dans un style un peu différent de l'architecte initial, Robert Mallet-Stevens. Le nouvel architecte, Paul Boyer, mit en place des fenêtres en forme de hublots et des rembardes en forme de bastingages, qui valurent à la villa le surnom de "paquebot". La villa est inscrite aux Monuments historiques en 1984.
En 2006, M et Mme Brun achètent la villa pour le prix d'1,5 millions d'euros, dans l'idée de la restaurer dans l'esprit de Robert Mallet-Stevens. Les travaux commencent en 2008, mais n'ont pas l'heur de plaire à l'Etat. La villa est vendue en 2012, puis en 2016 à Gilbert Wanhich, homme d'affaires à la mode Tapie, pour 2 millions d'euros, sans qu'il l'ait vue ni qu'il en connaisse son futur usage.

Aujourd'hui, son état ne permettrait plus les visites qui étaient possibles à l'occasion des Journées du Patrimoine.

Le fils aîné du grand empereur évoqué ci-dessus, Georges, habita un temps ce château dont son petit papa a été l'heureux propriétaire durant quelques années.

 

800px paulpoiret

Paul Poiret (1879-1944) est un grand couturier français, connu pour ses audaces. Précurseur du style Art déco, il crée sa maison de couture en 1903.
Il habille alors Réjane, ce qui le lance. En 1906, il est le premier couturier avec Madeleine Vionnet à supprimer le corset. Paul Poiret va connaître la gloire, habillant les plus grandes comédiennes et le Tout Paris. Mais son étoile pâlit après la guerre de 14, où on préfère un style plus épuré, et en 1929, il ferme sa maison. Après avoir vécu la grande vie pendant des années, il meurt quasi ruiné en 1944.
Tombée aux oubliettes, la marque Poiret pourrait renaître de ses cendres, après avoir été rachetée par un groupe japonais qui en a confié l'exploitation à une femme d'affaires belge en janvier 2018.

Le parcours se poursuit beaucoup à travers bois. Dalibray est un joli hameau au fond de la vallée. Il semble habité par plus de chiens que d'hommes, et certains, en liberté, ne paraissaient pas vouloir que du bien à notre compagnon du jour, Horus. La vie de chien c'est ça, 18 km de rando pour faire plaisir au maître, et des rencontres avec des collègues qui n'aiment pas qu'on empiète sur leur territoire. 

Oinville-sur-Montcient ensuite, bien connue, Seraincourt, Gaillon-sur-Montcient, puis on termine en longeant la Montcient par la sente des RTT, euh non! des mulets ! 

Le film

Le parcours

 
 

Vexin

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