Au départ de Sailly

Bande sailly
On a marché contre vents et marée. L'eau nous est tombée du ciel dès le départ, puis a transformé certains chemins en rivière. Et pour finir, le vent nous a fait tituber, il eût décorné les randonneurs les plus chevronnés. Un peu de soleil quand même parfois, et un très beau parcours.

Un début pluvieux

C'est sous une pluie battante que nous sommes partis de Sailly, remarquable par la ferme du Colombier et le manoir qui le jouxte (16è et 19è s.). Plus loin la Montcient offre une jolie vue sur un ancien lavoir et des passerelles la surmontant.

A travers bois , nous gagnons le village de Lainville-en-Vexin. La pluie n'aura duré qu'une demi-heure, suffisamment pour que hommes et chiens soient trempés comme des soupes. Mais le temps s'éclaircit, des tâches de ciel bleu nous redonnent espoir, et bientôt même ce sera le soleil qui fera son apparition. Nous aurons même chaud (un peu) à l'occasion de petites montées. 

A Lainville, premier arrêt devant le porche de l'ancien château. Juste à côté, le manoir des Bruyères (19è s.) semble fermé. Il a appartenu à un couple du monde du spectacle.

Plus au nord, c'est le bois de Galluis qui nous attend de pied ferme. Nous l'avions aussi (le pied ferme !), heureusement, car les chemins de ce joli bois sont soit des bourbiers infâmes soit des piscines. Glissades et contournements ont été le prix à payer pour avancer. Mais au bout, il y a la spectaculaire ferme de La Grue, avec sa tour au-dessus du portail d'entrée. La ferme a été construite au 19è s. dans le style néo-gothique, et devait apparaître comme le signe ostentatoire de la réussite du paysan.

Concurrence oblige, un rival a construit la ferme du Hazay à quelques centaines de mètres, dominée par une haute tour, à usage peut-être de silo à grains. Clochemerle dans le Vexin.

C'est entre ces deux fermes que nous avons déjeuné, assis au soleil sur un tronc d'arbre miraculeusement (presque) sec.

Une fin tourmentée

De nouveau un pasage à Lainville, puis à la lisière de Montalet, puis Damply après être passé devant le Moulin des Près. Il ne reste plus qu'une longue ligne droire sur la crête, le plus dur est fait et la pluie ne semble pas menacer.

C'était oublier le vent. Sans rien pour nous abriter, des coups de vent d'une grande violence nous ont fait tituber, nous ont bloqué, manquant décorner les plus chevronnés d'entre nous. On se serait cru au Mont Lozère en 2016. 

Mais ça fait des souvenirs, et on s'imagine bien réunis tous les quatre, Alain, Pierre, Joël et moi, dans quelques dizaines d'années, assis autour de l'âtre, nous remémorant cette mémorable fin de rando. Ah oui! c'était dans la vallée de Chevreuse . Mais non, dans le Vexin. T'es sûr ? Ben oui, souviens-toi ...

Le film (cliquer sr l'image)

 
 

Le parcours

 
 

Vexin

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